vendredi 27 novembre 2009

A tout bientôt!

Juste un petit message pour vous tous:
J'ai été très malade (grippe saisonnière + très vilaines réactions aux vaccins des deux grippes, saisonnière et porcine) depuis début novembre. Maintenant, je me sens beaucoup mieux, mais je suis très, très stressée et à cours de temps libre en ce moment, car je dois rattraper des cours et des travaux pour l'Uni (ou la Fac), en plus de devoir commencer les travaux pour la fin du semestre.

J'essaierai de vous poster mon billet sur mes deux dernières lectures, et d'honorer les divers tags que certaines d'entre vous ont été si gentilles de m'envoyer, au cours de ce week-end et de la semaine prochaine!
J'espère que vous vous tous portez bien et... sans grippe!

mercredi 14 octobre 2009

La jeune fille à la perle, de Tracy Chevalier


Note: 5 / 10

Voici mon deuxième livre lu dans le cadre des lectures communes.


Hollande, 1664. Afin de subvenir aux besoins de sa famille appauvrie, la toute jeune et ravissante Griet est placée comme servante chez le grand peintre Johannes Vermeer et sa famille. En butte à l'hostilité de la femme et de l'une des filles de Vermeer, Griet s'occupe avec compétence du ménage de la maison, mais se sent immédiatement attirée par son nouveau maître et par son art. Petit à petit, Vermeer remarque la douceur, la sensibilité et le bon sens de la jeune servante et décide de l'introduire dans son univers, lui demandant de l'aider à préparer les couleurs de ses peintures et de lui servir d'assistante. Griet se retrouve progressivement aspirée dans un monde hors du temps et hors de la réalité, tandis qu'elle aide Vermeer et qu'elle se retrouve confrontée à diverses événements sur lesquels elle n'aura que peu de contrôle.


J'avais déjà lu ce roman, il y a plusieurs années, et je l'avais absolument adoré. Mais à l'occasion de cette relecture, j'ai éprouvé des sentiments bien plus mélangés. L'élément qui m'a le plus dérangé est sans aucun doute la relation entre Griet et le peintre Vermeer. Si le concept d'une profonde affection entre un artiste et une de ses servantes est intéressant en lui-même, j'ai trouvé néanmoins qu'il était traité de façon peu convaincante par Tracy Chevalier. Le problème se pose dès le début du roman: en effet, Griet tombe, pour ainsi dire, amoureuse de son nouveau maître dès qu'elle commence son travail de servante dans sa maisonnée. Je trouve cette circonstance vraiment fort peu crédible. Par moments, j'ai davantage eu l'impression que la romancière (et la traductrice) a favorisé le style de son livre plutôt que la crédibilité et le développement de sa narration, et ceci dans l'ensemble de son roman.

La première partie du livre est vraiment passionnante et très bien écrite. Griet y fait ses débuts de servante et doit s'évertuer à se faire accepter par les diverses femmes de la maison (la femme, la belle-mère et les filles de Vermeer; la servante avec laquelle elle doit travailler). Elle se sent déjà très attirée par son nouveau maître et est absolument fascinée par son art. J'ai trouvé très intéressant le récit de ses péripéties quotidiennes, de son travail de servante et de ses relations souvent difficiles avec les femmes de sa nouvelle maison. De même, l'introduction progressive de la jeune fille à l'atelier de Vermeer, à sa peinture et à son monde y est merveilleusement décrite; j'ai particulièrement aimé le passage dans lequel Griet fait pour la toute première fois le ménage dans l'atelier de Vermeer, prenant soin de ne déplacer aucun des objets qu'il est en train de peindre. J'ai également beaucoup apprécié les passages mettant en scène Griet avec sa famille ou avec le jeune boucher qui tombe amoureux d'elle.

Néanmoins, j'ai trouvé la deuxième partie beaucoup plus problématique et beaucoup moins convaincante. La description de Tracy Chevalier de l'attirance grandissante de Griet pour Vermeer et de l'intérêt grandissant de ce dernier pour sa jeune servante m'a vraiment peu convaincue. L'une des raisons de ce manque de maîtrise et de crédibilité en est, à mon avis, l'emploi par Tracy Chevalier d'une narration à la première personne. Les événements sont en effet racontés par Griet, un procédé narratologique très subtile en soi, mais qui ajoute fort peu de crédibilité à l'"histoire d'amour" entre Griet et Vermeer, et qui ne nous permet pas d'entrer un tant soit peu dans les pensées du peintre. L'élément le plus intéressant dans cette partie est le fait que Griet perd de plus en plus le sens de la réalité; elle se laisse aspirer et corrompre totalement et rapidement par l'art et le monde de Vermeer. J'ai pourtant trouvé que l'auteur n'insistait pas de façon suffisamment crédible et efficace sur cet aspect de la corruption de cette jeune servante par le génie de son maître.

Tout cela fait que j'ai également eu de la difficulté à accrocher dans la troisième partie du roman. La séquence au cours de laquelle Griet pose pour son maître, qu'elle met les boucles d'oreille de sa femme et qu'il lui effleure son visage et son cou est à mon avis fort peu convaincante. Cette séquence est sensée "prouver" les sentiments de Vermeer pour sa servante et inversement; mais pour ma part, je n'y ai vraiment pas cru. Pas plus que je n'ai cru à l'épilogue, où nous avons droit à une sorte de "révélation" finale sensée nous éclairer sur la "tendresse" de Vermeer. Je n'ai éprouvé aucune émotion en lisant ces passage. Ce que j'ai trouvé intéressant dans cette partie est la description du caractère de Vermeer, qui est entièrement absorbé par son art et qui reste coupé de la réalité. Il fait poser sa servante et l'oblige à porter les boucles d'oreille de sa femme, sans se préoccuper des conséquences que cela aura sur Griet. En vue de cela, j'ai trouvé encore plus difficile à croire en la véracité des sentiments de Vermeer pour Griet, une chose que l'épilogue est sensé pourtant nous prouver.

J'ai trouvé très intéressantes les descriptions que Griet fait des tableaux de son maître. En fait, l'aspect le plus positif de ce roman est qu'il peut nous encourager à découvrir les tableaux de ce peintre hollandais.

Au final, on peut incontestablement dire que La jeune fille à la perle est un roman au style impeccable. Il est pourtant fort dommage que la narration et l'histoire ne soient pas aussi bien conduites et maîtrisées, et ceci en dépit de plusieurs passages très intéressants. L'auteur déterre quelques "pistes" et thèmes intéressants, mais ne les exploite pas de façon efficace ou convaincante. Pour ce qui est de ce roman, je reste décidément sur ma faim, mais je serais prête à lire un autre ouvrage de cette auteur, si éventuellement quelqu'un peut m'en suggérer un. Le plus grand point positif de ce roman est qu'il m'a donné envie d'en savoir un peu plus sur le genre de peintures exécutées par Johannes Vermeer. Au cours de ces prochains jours, j'en mettrai quelques-unes sur mon blog.

Grominou, Bookworm et Jules ont eu toutes les trois un véritable coup de coeur pour ce livre. Je sens que je vais me faire hacher en petits morceaux! Joey a elle aussi beaucoup apprécié de découvrir le quotidien de l'héroïne et l'atmosphère qui se dégage du livre. Ce sont des éléments que j'ai également bien aimés pour ma part, comme je l'ai dit plus haut, même si j'ai des impressions bien plus mitigées sur ce roman.

Edition en anglais
Tracy Chevalier, Girl with a Pearl Earring. Publié en 1999. Harper Collins Publishers, 2006, 256 pages.

Edition en français
Tracy Chevalier, La jeune fille à la perle. Traduit de l'anglais par Marie-Odile Fortier-Masek. Edition Gallimard, Collection Folio, 2002, 313 pages.

lundi 5 octobre 2009

La princesse de Clèves, de Madame de Lafayette


Note: 7,5 / 10

Voici la première oeuvre lue dans le cadre des lectures communes. Je publie mon billet avec deux semaines de retard, et je tiens à présenter mes excuses à Grominou, Jules, Bladelor et Resting pour mon manque de ponctualité.


Ce récit a pour cadre la cour de France, sous le règne du roi Henri II et de la reine Catherine de Médicis. Dans cette sorte de mini-société où les apparences sont si souvent trompeuses, mais où il importe de les conserver; où les intrigues galantes sont si souvent étroitement liées aux intrigues politiques, la jeune, ravissante, honnête et vertueuse Mlle de Chartres fait son entrée sous la houlette de Mme de Chartres, sa mère, qui désire lui dénicher un excellent parti, le plus rapidement possible. Mlle de Chartres se retrouve, par la suite, mariée à l'excellent et honnête prince de Clèves qui l'a aimée passionnément dès leur première rencontre. C'est alors que le superbe duc de Nemours revient à la Cour. Lui et la jeune princesse de Clèves se rencontrent lors d'un bal et tombent éperdument amoureux l'un de l'autre...

C'est le point de départ de ce roman d'amour, qui va ensuite s'évertuer à analyser très précisément le difficile parcours amoureux et psychologique de la princesse de Clèves qui tente de résister à sa passion pour le duc de Nemours, tout en restant très lucide sur les malheurs et la destruction que cette passion projette sur sa vie entière.


Bien que n'étant pas exempt de quelques longueurs, ce roman s'avère être un vrai petit bijou, tant au niveau du langage, du style et de la narration. Tout ceci est d'une beauté et d'un raffinement extrêmes. Ce n'est pas une lecture toujours évidente à poursuivre, la cause principale étant la difficulté, la subtilité... et aussi l'aspect un peu répétitif du langage et du style. Pour ce qui est de l'histoire même, peu de choses s'y passent en fin de compte... si ce n'est la magnifique description de la progression psychologique d'une toute jeune fille qui se débat dans une passion amoureuse avec l'homme le plus beau de la cour, alors qu'elle est déjà mariée à un homme honnête, aimant, et aussi profondément jaloux.

Il est hors de question que je vous dévoile le fin mot de l'histoire en détail, mais j'ai tout simplement adoré la façon dont Madame de Lafayette conclut le dilemme de la princesse de Clèves, en décrivant et analysant les raisons de sa décision finale. Ce livre comporte, comme je l'ai dit, quelques longueurs et passages un peu ennuyeux, surtout dans la troisième partie; néanmoins la fin compense largement ces quelques efforts. J'ai beaucoup apprécié le personnage de la princesse de Clèves; j'ai trouvé ses difficultés et ses dilemmes amoureux touchants et très bien décrits.

En revanche, j'ai vraiment eu peu de sympathie pour le duc de Nemours. Au final, je l'ai même trouvé franchement égoïste et manipulateur, surtout dans sa façon de faire la cour à la jeune princesse; en effet, il ne lui avoue jamais franchement son amour, mais en fait suffisamment pour maintenir l'intérêt et la passion de la princesse pour lui. Enfin, quand la princesse de Clèves prend sa décision au sujet de leur amour, il refuse de la prendre au sérieux et continue de se montrer insistant. A mon avis, Nemours symbolise bien les valeurs de cette cour de France, qui favorise le culte des apparences au détriment de la vérité et de la sincérité; qui favorise les intrigues galantes et politiques au détriment, toujours, de la bonté humaine et de l'amour, celui qui est sincèrement partagé et honnêtement déclaré. Dans un tel milieu, la princesse de Clèves tente, de façon héroïque, de préserver son intégrité et sa vertu, en résistant aux avances du duc de Nemours.

Une très belle oeuvre donc, subtile, délicate et raffinée. Pour ma part, j'ai vraiment eu l'impression que mon esprit subissait une sorte d'élévation en lisant ce livre; cette impression n'a fait que de se renforcer en découvrant le fin mot de l'histoire. Et n'en déplaise à un certain président français, je persiste et signe!

Grominou a eu un peu de difficulté à accrocher au début, mais a ensuite vraiment apprécié cette oeuvre; Bladelor n'a pas aimé le roman tant au niveau du style, qu'elle a trouvé lourd et répétitif à la longue, qu'au niveau de l'histoire et de l'aspect narratif; Jules a, elle aussi, été déçue par cette lecture; quant à Restling, elle a beaucoup apprécié la description que fait Madame de Lafayette de la Cour, de ses manigances, de ses histoires galantes, et des "valeurs" qu'elle prône.

Edition:
Madame de Lafayette, La princesse de Clèves. Publié en 1678. Edition de Bernard Pingaud, Gallimard, Collection "Folio Classique", 2000, 288 pages.

dimanche 27 septembre 2009

Au cinéma: "Inglorious Basterds" de Quentin Tarantino



Note: 9/10

Avant tout, je tiens à m'excuser d'espacer ainsi mes billets sur mon blog, mais le fait est que j'ai cruellement manqué de temps pour la blogosphère ces derniers jours. En effet, j'ai repris mes cours à l'Uni; tout s'est merveilleusement bien passé, mais j'ai eu beaucoup de choses à faire, à gérer et à mettre en route. Je passe maintenant à mon nouveau petit billet!


Vendredi 18 Septembre 2009: Soirée-cinéma, et superbe séance "gros-fous-rires" à la clé, avec le dernier et merveilleux film de Quentin Tarantino, Inglorious Basterds.

Jeune juive française, Shosanna Dreyfuss a vu toute sa famille assassinée sous ses yeux par le cruel et sadique colonel SS Hans Landa et ses hommes, en 1941. Réussissant à échapper de justesse à la mort, Shosanna s'enfuit à Paris, réussit à se procurer une nouvelle identité et gagne sa vie en exploitant un petit cinéma.
Quelques années plus tard, en 1944, le lieutenant Aldo Raine constitue un petit commando de huit jeunes hommes juifs américains, dont la mission est de tuer des soldats nazis et de prélever ensuite leur scalp (!). De plus en plus craints par les soldats allemands et leurs dirigeants (dont Adolf Hitler), ce groupe de vengeurs se voit affublé du surnom de "Les Bâtards" ("The Bastards", en anglais) par leurs ennemis nazis.
Pendant ce temps, Shosanna se retrouve en butte aux avances du jeune soldat allemand Frederick Zoller. Le jeune Allemand, qui s'est épris de Shosanna sans savoir qu'elle est d'origine juive, a récemment tourné dans un film dans lequel il y a interprété son propre rôle. Devenu depuis la coqueluche du Troisième Reich, Zoller décide de proposer le petit cinéma de Shosanna au ministre de la Propagande nazie, Joseph Goebbels, comme lieu de projection de son film. Goebbels accepte et décide que cette projection spéciale réunira tout le gratin des dignitaires nazis. C'est sans compter sur Shosanna qui, déterminée à venger les siens, prépare un sombre complot avec l'aide de son fidèle assistant Marcel, complot au cours duquel ils mettront le feu au cinéma lors du grand soir. C'est également sans compter sur le commando des "Bastards" qui a reçu l'ordre de Winston Churchill d'assassiner Hitler, Goebbels et les autres dirigeants nazis qui seront présents au cours de la fameuse projection, en faisant sauter le cinéma de Shosanna. C'est ainsi que les "Bastards" se retrouvent en France occupée, et tentent de gagner Paris et la fameuse salle de cinéma avec l'aide de l'actrice et espionne allemande Bridget von Hammersmack.

Je dois avouer que c'était la toute première fois que je voyais un film de Quentin Tarantino. Je n'ai rien vu, absolument rien vu du tout de ce réalisateur. En entrant dans le cinéma, j'ai même eu peur que ce film allait me déplaire, mais les choses se sont passées plutôt différemment. J'ai tout simplement adoré ce film. Tous les acteurs sont excellents. J'ai particulièrement adoré les prestations de Mélanie Laurent et de Diane Kruger, dans leurs rôles respectifs de la magnifique et terrible vengeresse Shosanna Dreyfus et de la délicieuse espionne allemande travaillant pour le compte des Alliés, Bridget von Hammersmack. Ce cher Brad Pitt m'a fait pleurer de rire avec son très gros accent américain; les séquences avec son commando sont tout simplement sublimes! Une mention également pour l'acteur Christoph Waltz dans son rôle de très affreux, perfide et (malheureusement pour les "Batards") parfaitement plurilingue officier SS Hans Landa.

Autant vous dire que ce film se fiche royalement des événements réels et historiques. C'est vraiment très drôle, très bien réalisé et filmé; c'est souvent très gros, voire méchant. Si l'on tient absolument à faire la fine bouche ou, tout simplement, à rappeler l'importance du respect des événements historiques, on doit alors insister sur le fait que ce film est à prendre au deuxième degré dans son intégralité (évidemment!). Pourtant, on comprend très vite que ce n'est pas là le propos du film, et que Tarantino désire faire passer autre chose... tout en s'amusant follement et en amusant follement le spectateur dans la foulée! Pour ma part, je n'ai pas arrêté de rire pendant tout la projection, et ceci sans complexe et sans culpabilité aucune. L'idée de Tarantino d'utiliser diverses langues (français, anglais, allemand... et italien) et de jouer avec ces langues dans son film est absolument merveilleuse et permet des séquences et des retournements de situation étourdissants: la scène de l'échange en italien entre ce cher lieutenant Aldo Raine/Brad Pitt et cet affreux colonel SS Hans Landa en est l'exemple le plus révélateur... et le plus génial!

Le tout se termine en un très sanglant et très, très jouissif jeu de massacre. Je me cachai les yeux pendant toute la séquence finale, mais qu'est-ce que je riais également (et fort en plus!)! J'ai entendu dire et j'ai lu sur le Web que Tarantino fait une multitude de références à ses films passés, mais comme je n'ai vu aucun de ses films précédents, je ne suis pas en mesure de vous le confirmer. Néanmoins, j'ai adoré le fait que l'action de ce film se déroule dans un cinéma; j'ai adoré les nombreuses petites pointes d'ironie de Tarantino à l'égard du label "film de guerre à la sauce américaine". Enfin, le petit film d'horreur que Shosanna concocte à l'attention des dignitaires du régime nazi constitue un véritable trait de génie et s'avère même assez effrayant! Au final, Tarantino parle de film et de cinéma... dans son nouveau film, avec beaucoup de brio, d'impertinence et d'humour.

Bref, un excellent film-western-géguerre de commando-jeu de massacre à voir absolument... et à apprécier sans modération! Et je vous dis à dans un ou deux jours pour mon billet sur La princesse de Clèves, de Madame de Lafayette!

dimanche 6 septembre 2009

Mes lectures communes: Programme évolutif

20 Septembre 2009:
La Princesse de Clèves
Madame de Lafayette
Grominou, Jules, Bladelor, Restling, Hermione

5 Octobre 2009:
La jeune fille à la perle
Tracy Chevalier
Grominou, Jules, Joey, Hermione

12 Octobre 2009:
Persuasion
Jane Austen
Bladelor, Hermione, Restling

20 Octobre 2009:
Richard III
William Shakespeare
Isil, Karine:), The Bursar, Hermione

31 Octobre 2009:
Jane Eyre
Charlotte Brontë
Jules, Celsmoon, Abeille, Laetitia la liseuse, Hermione

samedi 5 septembre 2009

Challenge "Objectif PAL", Graves décisions et Lectures communes


Antigone, dont j'ai découvert récemment le très joli blog, a lancé récemment un challenge, Objectif PAL. Ce challenge n'en est en fait pas vraiment un. C'est en effet plutôt une invitation à lire des livres que nous avons depuis déjà quelques temps, voire même depuis longtemps, et à réduire ainsi le plus possible sa ou ses PAL. Une superbe et très riche idée que cette "invitation", que je me suis empressée d'accepter.

Je me réjouis de réduire enfin mes innombrables petites PAL, dont le nombre prend une tournure absolument cauchemardesque. J'ai l'intention d'en publier des photos (de mes mini-PAL, donc!), photos qui vont donneront l'ampleur de la catastrophe livresque qui envahit ma pauvre bibliothèque.

Je viens néanmoins de prendre une décision qui m'attriste quelque peu et me fait culpabiliser. J'ai en effet décidé de laisser tomber tous les autres challenges auxquels je m'étais inscrite peu de temps après les débuts de mon blog. Néanmoins, si j'y arrive, je lirai tout de même les livres de mon premier challenge, le challenge Blog-O-Trésors. Néanmoins, les livres que je devais lire pour ces divers challenges le seront un jour, je vous le promets!:).

Si j'y arrive, je posterai peut-être mes billets sur les Harlequinades 2009, mais je dois dire que je me tâte et hésite à laisser tomber également, surtout après ma lecture fort peu plaisante et peu amusante de mon premier Harlequin qui s'intitule La Forêt de la Peur et qui, en plus d'être fort mal écrit, est vraiment d'une idiotie monumentale. Je me suis arrêtée à la page 200 de ce bouquin la semaine passée, et ne l'ai pas repris depuis.

Mais je refuse de sombrer dans le désespoir le plus total, car propositions de lectures communes ont été récemment lancées par plusieurs membres de la blogosphère littéraire. Karine:) vient d'ailleurs de poster un excellent premier récapitulatif sur son blog (quels livres, pour quelle date, et qui les proposent en lecture commune). Le principe est simplissime: il faut lire l'ouvrage proposé, et qui se trouve également dans votre PAL depuis des lustres plus ou moins longues; ensuite, il faut publier un billet sur ce livre pour la date indiquée.

Pour ma part, j'ai décidé de faire les lectures communes des livres suivants qui ont l'insigne honneur d'être membres de l'une de mes mini-PAL, et ceci depuis longtemps, pour certains:

1) Mme de Lafayette, La Princesse de Clèves (20 Septembre 2009)
2) Charlotte Brontë, Jane Eyre (31 Octobre 2009)
3) Joseph Kessel, Le lion (date encore indéterminée)
4) Jane Austen, Persuasion (date encore indéterminée)
5) William Shakespeare, Richard III (date encore indéterminée)

Si vous souhaitez participer à l'une ou plusieurs de ces lectures communes, je vous invite très vivement à aller consulter le billet récapitulatif de Karine:) sur son blog, en cliquant ici.
N'hésitez pas à consulter également les liens suivants:

1) sur le blog de Kali
2) sur le blog de Grominou
3) sur le blog de Jules
4) sur le blog de Bladelor

Bonne chance et bon courage à tous ceux d'entre vous qui se lancent dans le défi difficile de réduire quelque peu leur PAL, par le biais du challenge d'Antigone et/ou par celui des lectures communes!:)

Pour ma part, je me suis lancée les résolutions suivantes:
1) réduire mes achats de livres (pour quelque peu réduire la montée de mes mini-PAL et LAL),
2) ne m'inscrire qu'à un Challenge littéraire par année,
3) et à part ce challenge annuel, ne choisir mes lectures qu'en fonction de mes envies du moment.

J'espère que j'arriverai à me tenir à ces trois résolutions, mais pour ce qui est de réduire mes achats de livre, ce sera très très dur, car je suis une Acheteuse-de-Livres-Compulsive!:)

jeudi 27 août 2009

Le blog de Fée Bourbonnaise

Un petit coucou à Fée Bourdonnaise, qui a récemment changé la plateforme et la décoration de son blog. Vous pouvez la retrouvez à l'adresse suivante:



Je lui souhaite plein de plaisir sur son nouveau blog!
Hermione

mercredi 26 août 2009

The No. 1 Ladies' Detective Agency, de Alexander McCallSmith


Note: 7,5 / 10

Je trouve enfin le temps de vous parler de ce livre savoureux, écrit par l'auteur écossais Alexander McCall Smith. Alexander McCall Smith est né en 1948 au Zimbabwe et a vécu plusieurs années en Afrique, notamment au Botswana, pays où il situe sa série policière, mettant en scène la détective Mma Ramotswe. Il vit actuellement à Edimbourg, en Ecosse.


The No. 1 Ladies' Detective Agency est en fait le premier tome d'une série qui compte 10 ouvrages. L'action de cette série policière se déroule dans les années 1990 au Botswana, en Afrique. Peu après la mort de son père bien-aimé, Prudence Ramotswe ouvre The No. 1 Ladies' Detective Agency, la première agence de détective à être dirigée par une femme, ce qui constitue un événement sans précédent au Botswana. Après quelques débuts difficiles, Prudence Ramtsowe (ou Mma Ramotswe, comme l'appellent ses clients et amis), se fait de plus en plus connaître, fait de plus en plus connaître sa modeste petite agence de détective et gagne la confiance de nombreux clients, grâce à sa personnalité avenante et à ses méthodes d'investigation, qui s'avèrent parfois pour le moins orthodoxes. Parcourant le Botswana dans sa petite camionnette blanche, aidée de sa secrétaire et de quelques amis, elle va devoir résoudre plusieurs enquêtes, tantôt très étranges, tantôt très tristes, tantôt loufoques. Néanmoins, la brillante et courageuse détective se retrouve bientôt en butte à un crime ignoble: l'enlèvement et l'assassinat probable d'un jeune garçon par des hommes pratiquant la sorcellerie. Mma Ramotswe est alors confrontée à une double difficulté: d'une part, elle a peur de briser le tabou et la loi du silence, qui prévalent au Botswana, quand il est question de ces pratiques abominables de sorcellerie; d'autre part, elle devra arriver à confondre le ou les coupables de cet enlèvement d'enfant, sans pour autant offenser les hauts personnages qui semblent les protéger.
Enfin, elle devra également apprendre à concilier sa profession de détective et ses blessures personnelles passées, avec ses sentiments grandissants à l'égard du doux et charmant Mr. J.L.B. Matekoni, le garagiste.


J'ai dans l'ensemble beaucoup aimé ce charmant roman policier, qui n'en ai pas un à 100%. En effet, les premiers chapitres évoquent essentiellement la famille, l'enfance et l'adolescence heureuse, puis la vie, bien plus difficile et triste, de jeune adulte de Mma Ramotswe. J'ai néanmoins beaucoup aimé ces chapitres; MacCall Smith, l'auteur, nous fait entrer dans les pensées et la psychologie de l'héroïne et de ses proches avec beaucoup de maîtrise. Le chapitre dans lequel le père de Mma Ramotswe se souvient de sa propre vie de mineur en Afrique du Sud avant son retour heureux au Botswana m'a particulièrement plu. J'ai beaucoup aimé toutes les descriptions de la vie quotidienne, des moeurs et des mentalités de l'héroïne, de ses proches, de ses amis, de ses informateurs, et des personnes sur/pour lesquelles elle enquête.

Enfin, j'ai aussi apprécié le fait que ce livre décrit plusieurs enquêtes menées par Mma Ramotswe; l'auteur nous décrit plusieurs des mésaventures vécues par la détective (une rencontre avec un serpent venimeux qui s'introduit dans sa camionnette; une autre rencontre avec un crocodile tueur; une autre avec des faux médecins) alors qu'elle enquête et voyage dans sa camionnette blanche, tantôt dans sa petite ville, tantôt dans tout le Botswana, voire même dans l'Afrique du Sud voisine. Cela rajoute de la diversité et du mouvement à ce livre: diversité des rencontres, des personnages et des enquêtes, et mouvement dans l'action et le rythme du livre. Ce sont vraiment les deux élément que j'ai beaucoup apprécié dans ce livre. De plus nous avons les nombreuses petites pointes d'humour placées ça et là par l'auteur. J'ai particulièrement adoré les petits passages qui font référence à la phobie et à la haine que Mma Ramotswe ressent à l'égard des chiens:
That afternoon, Mma Ramotswe asked her neighbour if she could borrow one of his dogs. He had a pack of five, and she hated every one of them for their incessant barking. These dogs barked in the morning, as if they were roosters, and at night, when the moon rose in the sky. They barked at crows, and at hammerkops; they barked at passers-by; and they sometimes barked just because they had got too hot. (67)
J'ai pour ma part beaucoup apprécié les nombreuses informations ayant trait au Botswana, à son histoire et à sa culture. On voit que l'auteur est décidément très bien renseigné sur l'histoire de cette région, ainsi que sur ses peuples, mentalités et coutumes. J'ai également trouvé très intéressant les nombreuses descriptions montrant certains des maux sociaux qui agitent l'Afrique (pratiques ignobles de sorcellerie, corruption) et auxquels la détective se retrouve confrontée.

En revanche, si j'ai bien aimé le livre dans son ensemble, je suis restée quelque peu sur ma faim lors de sa conclusion. J'ai trouvé le dénouement de l'enquête sur l'enlèvement du petit garçon par des adeptes de la sorcellerie trop rapidement expédié. J'ai vraiment eu l'impression d'une fin qui se termine en queue de poisson, et qui laisse trop de questions sans réponse.

Ce livre reste pourtant un agréable moment de lecture. Je l'ai lu dans sa version originale, en anglais donc, et je dois dire que le style, la syntaxe et le vocabulaire choisis par l'auteur sont vraiment des plus simples. Cette histoire policière constitue donc un choix parfait pour les lecteurs qui souhaitent lire un livre en anglais, mais dont les connaissances de cette langue sont un peu limitées; ou pour les lecteurs, qui maîtrisent bien cette langue, mais souhaitent néanmoins se plonger dans une lecture sympathique, agréable, et pas trop "prise de tête". Pour quelqu'un comme moi qui, en ce moment, lit laborieusement et frénétiquement du Shakespeare, tout en étant en train d'écrire et de terminer ses dissertations d'anglais, cette lecture s'avère des plus reposantes, des plus agréables et des plus rafraîchissantes.

Pour finir, je tiens à faire une mention pour la merveilleuse couverture de ce livre, une couverture drôle, colorée, pleine de vie, qui a immédiatement "accroché" mon regard, éveillé ma curiosité et mon envie de le lire... Eh oui, la couverture peut effectivement constituer un facteur dans mes choix!:)

Edition en anglais:
Alexander McCall Smith, The No. 1 Ladies' Detective Agency. Publié en 1998. Abacus Edition, 2008, 250 pages.

Edition en français:
Alexander McCall Smith, Mma Ramotswe détective. Edition Poche 10/18, Collection "Grands détectives", 2006, 249 pages.

mardi 4 août 2009

"Harry Potter à l'école des sorciers", de J. K. Rowling



Note: 6 / 10

Suite à la sortie du film Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, j'ai décidé de relire tous les tomes de cette saga. J'ai l'impression en effet d'avoir oublié beaucoup de détails, et je souhaite me les remettre en tête.


Orphelin depuis son plus jeune âge, le jeune Harry Potter vit auprès de sa tante, de son oncle et son cousin, qui tous trois le détestent et le maltraitent. Harry pense que rien dans sa triste vie ne changera, et aussi, qu'il n'est qu'un jeune garçon comme un autre, jusqu'au jour où il se met à recevoir tout un paquet de mystérieuses lettres. Et quand un géant, nommé Hagrid, vient finalement un jour le chercher, Harry Potter apprend avec beaucoup d'étonnement qu'il est en fait un sorcier, tout comme l'étaient ses parents, et que ces derniers ont été horriblement assassinés par le terrible mage noir, Lord Voldemort. Harry Potter part donc à Poudlard, se fait pour la première fois des amis, et commence ses études de sorcelleries. Il part également sur les traces des parents qu'il n'a jamais connus, des circonstances entourant leur mort, et de l'épouvantable mage noir qui a détruit leur famille, et dont personne n'ose prononcer le nom.


J'ai relu dans l'ensemble avec plaisir, mais aussi avec une certaine pointe de déception, le tout premier tome de Harry Potter, la fameuse saga écrite par l'auteur britannique J. K. Rowling. Dans l'ensemble, c'est un moment de lecture très agréable et divertissant. J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir Harry et ses deux meilleurs amis, Ron et Hermione. Je me suis également régalé avec les personnages des professeurs de Poudlard, en particulier avec la professeur, Minerva McGonagall. Je me suis sentie par moments profondément agacée par les sautes d'humeur et les accès de colère de Harry (et je sais déjà que ce trait de son caractère ne fait qu'empirer dans les tomes suivants). Je me suis également rappelée, à la lumière de cette relecture, à quel point les deux ennemis de Harry à Poudlard, à savoir le professeur Severus Rogue et l'étudiant en sorcellerie Drago Malfoy, sont vraiment des personnes sournoises, sarcastiques et désagréables. Le fait que Harry ne fait pas preuve de nuance dans son jugement de ces deux personnes démontre bien le manque de complexité de ce premier tome.

Je pense que ceci est la "clé" de ma pointe de déception: ce premier tome reste le plus "enfantin", le moins complexe de toute la saga. L'auteur nous introduit, de façon toute à fait agréable et divertissante, à l'univers de Harry Potter.

Néanmoins, j'ai ressenti beaucoup d'émotion à la lecture du chapitre 12 de ce livre; dans ce chapitre, intitulé Le Miroir du Riséd, Harry découvre par hasard, dans une salle abandonnée du Château de Poudlard, un miroir magique qui lui permet, pour la première fois, de découvrir et de contempler ses parents décédés, tués par Lord Voldemort quand Harry n'était encore qu'un bébé. Ce chapitre est une véritable petite merveille!

Ce premier tome, qui relate l'introduction du personnage principal à un monde qui lui était auparavant caché, reste dans l'ensemble une bonne réussite, et une lecture tout à fait agréable, divertissante, et prometteuse pour ce qui est des tomes à venir. Malgré mon manque d'enthousiasme, je me réjouis de relire les autres volumes de la saga.


Edition en anglais:
J. K. Rowling, Harry Potter and the Philosopher's Stone. Publié en 1997. Bloomsbury Publishing PLC, 2000, 224 pages.

Edition en français:
J. K. Rowling, Harry Potter à l'école des sorciers. Traduit par Jean-François Ménard. Gallimard Jeunesse, 2007, 312 pages.

samedi 1 août 2009

Au cinéma: "Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé", de David Yates


Note: 7,5 / 10

Jeudi dernier, j'ai passé mon après-midi au cinéma, afin d'y voir la dernière adaptation cinématographique du 6ème tome de Harry Potter, la saga de J.K. Rowling.

Je dois dire que les conditions n'étaient, hélas! pas idéalement réunies pour me permettre de profiter pleinement de ce nouveau film, car une équipe de sombres idiots n'a cessé de faire des commentaires stupides à haute voix et de rire bêtement... quand ils ne donnaient pas des coups de pieds dans les sièges de devant (dont le mien) ou de balancer du pop-corn sur le reste de l'assistance (j'y ai eu aussi droit). Ces imbéciles n'ont eu cure des protestations des autres malheureux spectateurs, qui avaient décidément eu le tort et la bien mauvaise idée d'aller voir ce film le même jour, à la même heure et dans la même salle. A un certain point, j'étais tellement en colère que j'ai fait comme d'autres avant moi: je leur ai dit, assez méchamment je crois (très occasionnellement, ça m'arrive de me transformer en épouvantable dragon cracheur de feu et de hargne), d'arrêter leur cirque sous peine de représailles (j'allais trouver un employé du cinéma et lui demander de les jeter dehors de la salle). Ma douce plainte n'a eu l'effet désiré (les calmer dans leurs ardeurs de rires stupides et de jets de pop-corn) que pendant une courte période (40 minutes tout au plus). Enfin, je saurai pour la prochaine fois (ou me rappellerai tout au moins) qu'il ne faut JAMAIS sous-estimer la bêtise de certains spectateurs (ben voyons).


Voilà, maintenant que j'ai pu sortir toute ma hargne contre une certaine catégorie de spectateurs, et que ladite hargne est enfin hors de mon système, passons au résumé et à une petite critique du film.


Harry Potter, le célèbre jeune sorcier qui jadis survécut à l'affreux sort que lui lança le non moins affreux mage noire, Lord Voldemort, est de retour pour sa sixième année d'études à Poudlard. Néanmoins, Lord Voldemort et ses supporters sont bel et bien de retour, en train de semer terreur et désolation dans tout le pays. Une véritable guerre s'annonce entre le Mage noir et ceux qui s'opposent à lui. A quelques jours de la rentrée, Harry est surpris de recevoir la visite du directeur de Poudlard, Albus Dumbledore, qui lui demande de l'accompagner pour rendre visite à l'un de ses anciens collègues, le professeur à la retraite, Horace Slughorn. Harry ne sait pas encore que cette visite au professeur Slughorn n'est que le début de toute une entreprise comportant un but bien précis: découvrir quels sont les sombres plans de Voldemort et comment les contrecarrer....


Au risque de choquer certains "harry pottermaniaques", je suis entrée dans ce cinéma décidée à ne pas faire une comparaison systématique avec le roman de J.K. Rowling. Et cela m'a permis de ne pas éprouver de déception majeure à l'égard de ce film, parfaitement bien réalisé et maîtrisé. J'ai beaucoup aimé l'ambiance angoissante et sombre qui s'y dégage. Parmi les Mangemorts, qui sont les fidèles du méchant Voledemort, j'ai été très impressionnée par l'acteur Tom Felton, qui interprète Drago Malfoy, l'ennemi et rival juré de Harry Potter. On comprend très vite que Drago vient d'être tout nouvellement recruté par Voldemort qui lui a confié la mission de tuer le directeur de Poudlard, Albus Dumbeldore. 


Dans le livre, Drago est angoissé tant à l'idée de tuer Dumbeldore, que d'échouer dans la mission que lui a imposée Voldemort. Dans le film, l'angoisse du personnage est très bien rendue; pour ma part, je n'ai pu m'empêcher de ressentir de la sympathie pour ce pauvre Drago.

J'ai également beaucoup apprécié la performance de Michael Gambon dans le rôle de Dumbledore. J'avais toujours pensé, auparavant, qu'il n'était pas aussi bon que le regretté Richard Harris dans le rôle du délicieux directeur de Poudlard, mais maintenant j'ai totalement modifié mon opinion! J'ai également retrouvé avec beaucoup de plaisir Alan Rickman et Maggie Smith dans les rôles de mes deux professeurs préférés de Poudlard: Severus Rogue et Minerva McGonagall. 


Et enfin, une mention pour les nombreuses petites pointes d'humour, notamment les scènes avec Horace Slughorn, les bals, soirées et petits dîners qu'il donne à son petit club très snob d'étudiants-venant-de-familles-bien-richardes-ou-d'étudiants-ayant-des-talents-ou-des-capacités-hors-du-commun (dont Harry), sont décidément très sympathiques! Une de ces scène est, à mon avis, une vraie perle (le nouveau prétendant d'Hermione Granger, après avoir mangé un pâté au dragon, vomit sur les chaussures du professeur Rogue qui lui assigne immédiatement une retenue d'un mois en représailles!).

J'ai bien sûr beaucoup apprécié l'acteur Jim Broadbent dans le rôle du savoureux, mais aussi secrètement profondément angoissé, professeur Slughorn.

En revanche, la seule critique que je fais à ce film est la présence de seulement deux flashbacks sur l'enfance de Voldemort, quand Dumbeldore dévoile peu à peu à Harry le passé du Seigneur des Ténèbres. Ceci est assez dommage, car ces flashbacks, qui sont des souvenirs que Dumbledore ou d'autres personnes ont de Voldemort, sont tout de même importants pour la compréhension de l'histoire. Je dois dire que ces "souvenirs" constituaient d'ailleurs mes passages préférés du livre.

Enfin, une autre petite critique, qui appartient plus au domaine des "petits clins d'oeil amusés": je n'ai pu m'empêcher surtout vers la fin du film, de retrouver quelques images et plans qui ressemblaient furieusement à la non moins fameuse trilogie réalisée par Peter Jackson, Le Seigneur des Anneaux: ces plans se retrouvent tous dans la dernière partie du film, à savoir la scène de la grotte contenant l'Horcrux et l'attaque des Inferi après que Harry et Dumbledore se soient emparés de l'Horcrux en question. Trèves de commentaires, voyez plutôt:

1. l'apparence même des Inferi (les morts-vivants qui hantent les eaux du lac dans la grotte, et qui attaquent tout intrus qui ose s'approcher trop près du lac) qui ressemble beaucoup au Gollum du Seigneur des Anneaux; mais dans le film (et dans le livre), nous avons droit à une véritable horde d'Inferi; et dans le film, ça donne une centaine de Gollums: 



2. ainsi que le look très "gandalfien" (du nom du magicien dans Le Seigneur des Anneaux, Gandalf) de Dumbledore:  


Mais honnêtement, ces petits clins d'oeil conscients ou non, intentionnels ou non, m'ont plus amusée qu'autre chose. Ce film est dans l'ensemble très bien réalisé, divertissant, tour à tour très drôle et très sombre. Du bon spectacle, et à mon avis, la meilleure adaptation de Harry Potter qui ait été réalisée jusqu'à ce jour.